Le spectateur a quitté la salle - Franck Terreaux

Publié le par Emmanuel

Chers Amis, lisez je vous prie les commentaires laissés hier, 8 juin 2010, ci-dessous par Franck Terreaux.

 

A la suite des citations et résumés du chapitre 3 de "Nés pour être libres" de Jac O'Keeffe" intitulé : "Observer", voici un texte proposé par Frédéric, qui se trouve sur le blog "Eveil impersonnel et approches non-duelles".

Je le reproduis ici pour des questions pratiques, souhaitant le comprendre, tenter de le commenter.



"...alors souriant il me regarda et me dit : « Vous voyez, il n’y a rien à faire. » L’impact qu’a eu cette parole fut inimaginable. À cet instant, je sortis du rêve et aussitôt je me dis, « j’ai compris ! j’ai enfin compris ! »
-     Mais compris quoi ?
-     Compris que méditer ne servait à rien, qu’en méditant, qu’en essayant d’être détaché, qu’en essayant de me libérer de mes soi-disant conditionnements, j’étais complètement à côté de la plaque. Compris que chaque pas entrepris dans une direction m’éloignait inexorablement de ce que je cherchais, de ce que j’étais, autrement dit de tout, autrement dit de rien, ou plutôt de rien du tout, puisque c’est à partir de ce rien que tout se crée d’instant en instant. 
J’avais désormais l’ultime conviction qu’il n’y avait nulle part où je devais aller, puisqu’il n’y avait nulle part où je puisse aller. Que l’univers était d’une perfection absolue, et que dans ce cas comme le disait Jésus, si tout était parfaitement accompli il n’avait aucune personne à parfaire.
-     Plus rien à parfaire, plus rien à accomplir, la perfection la plus absolue qu’il soit. Et c’est depuis ce fameux jour que tu as cessé de méditer ?
-     Parvenu à un arrêt, je me suis rendu compte à quel point le processus de FAIRE était présent dans la méditation, et que lorsqu’on a médité durant des années, il est très difficile de s’en défaire. C’est comme stoppé un navire lancé à pleine vitesse, le moteur a beau être coupé, la force d’inertie lui fait continuer sa route un long moment."
Commentaire du 15 mai 2010 :

[Des questions tout d'abord :

Faut-il avoir médité et médité pour comprendre que "méditer ne sert à rien" ?
Est-ce qu'il faut être chercheur pour un jour ne plus chercher ?
Je répondrai qu'actuellement pour ma part je suis toujours celui qui recherche. Donc si un jour ou aujourd'hui je devais ne plus chercher je répondrai alors pour ma part "oui j'ai cherché avant de ne plus chercher".


"Car tant qu'il y a une quête, il y a un sentiment de manque.

Et c'est pour cette raison que cette recherche existe." Mooji

Est-ce qu'il est des êtres qui n'ont jamais rien cherché, et qui n'ont jamais mis en place aucune pratique pour découvrir Cela. Oui semblerait-il d'après des témoignages lus ces derniers temps. Il est semble-t-il des personnes en dehors de ces connaissances de pratique, de spiritualité x ou y qui accède à un état de perception de la perfection, de l'unité, du tout est bien. Et moi-même si j'y réfléchis n'ai-je pas été de ceux-là ?
Après réflexion, un passage par mes deux grandes rencontres amoureuses qui semblaient avoir aussi provoqué en moi la sensation du "Tout est bien" je crois relier la citation de Mooji au texte ci-dessus.
Je dis "sembler" parce que c'est un souvenir, et qu'était sûrement présente aussi la croyance pour ego de trouver à l'extérieur la solution à ses difficultés, satisfaction temporaire pour lui. Et bibi suivant alors la grille de lecture d'ego a t'il pleinement compris de quoi il s'agissait.

Est-ce que la confusion, l'illusion à laquelle nous croyons (à savoir que c'est la pratique, et même -cela ne pourrait-il être mis sur un même plan ?- que c'est un objet ou une personne extérieure qui produit "Tout est bien" ne serait pas lié à la croyance) qu'il y a un lien de causalité entre le passé et le présent ? Le lien de causalité entre le passé de l'Homme perdu, en souffrance qui cherche les moyens de ne plus l'être, avec la rencontre de ce présent offert à l'homme, cette présence sans cause ?

Ne pouvons nous pas un jour être perdu et le lendemain radieux parce que nous nous sommes abandonnés confiant, à ce qui vient et qui nous sauve ? Et ce message pouvait être porté par un de ceux qui se rapprochait alors de cela.
 
Et si la phrase : "Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri avait sa place ici ?" (Peu m'importe le contexte de cette citation de l'évangile : Saint Mathieu 8-5-17). Une amie par contre m'a dit dimanche -et du coup cela me fait penser à une autre amie qui me disait quelque chose de similaire pour d'autre de mes propos- que selon elle il faudrait reformuler cela en "Seigneur Je suis digne de Te recevoir, par Ta grâce, Je suis guéri". Qu'elle est l'utilité de cela ?
Je crois comprendre l'importance des mots en ce qu'ils peuvent être, doivent être le reflet d'une compréhension. Le "je suis indigne" ne mène nulle part si nous y croyons.
Je discutais hier soir (19/05/10) avec une amie qui m'a dit à un moment "je n'y arriverai pas" (elle a le sentiment d'avoir beaucoup de choses à faire en peu de temps), et j'ai eu une compréhension, un retour face à mon propre questionnement à ce sujet. En quoi les mots prononcés, ressassés peuvent entraîner à la paralysie parce que porteur d'une croyance paralysante.

 

Inateignable, pleinement pour celui qui cherche, qui veut maîtriser ce qui lui est découvert, pour celui qui a peur de perdre ce qui lui est un jour donné, pour celui qui ne s'abandonne pas en confiance à ce qui est, à ce qui vient.
Maître ou Dieu ,  le destin que je me choisis ou celui qu'il m'est donné de suivre ?

N'y a t-il pas là aussi le refus de voir, voir simplement, ressentir, ressentir simplement, sans désir plus grand que celui d'être celui qui accueille, et qui entend, qui donne parce que cela lui dit de donner, qui agit parce que cela lui dit d'agir, qui revient en lui parce que cela lui dit de revenir en lui, qui se tait parce que cela lui dit de se taire.

Commentaire du 17 mai 2010 :

Mais la soif de.
Comprendre en soi que Tout y mène, et que rien n'y mène.
Je pense à cette course que je mène parfois, ce sentiment d'urgence, cette accumulation de livres, de connaissances (enfin c'est relatif mais ils et elles sont déjà nombreux selon moi) (Ici je repense aussi aux Franciscains, qui géraient je crois me souvenir de cela, en édictant comme règle la non possession des livres autre que la bible sûrement).
Confirmation en partie ici sur ce site (19/05/10) :
"Pauvreté. Le mépris des richesses et la hantise de posséder des biens est une constante dans la vie de François et dans tous ses écrits. Pour lui, la possession de biens (y compris des biens intellectuels comme le savoir) peut devenir source de pouvoir et de domination et risque de tuer la fraternité entre tous les hommes. Sainte Claire aura la même aversion pour les richesses et demandera au pape le privilège exceptionnel de pauvreté pour elle et ses sœurs."

Tout est là, tout a toujours été là.
C'est bien là, voir l'article de Sonam, l'hypothèse que je prends au départ. Je ne peux la remettre en cause tant que ce qui en découle n'a été pleinement examiné.
Ne pas oublier le retour en soi. Sa propre expérience, la connaissance de soi. Les livres ne valent leur lecture s'ils éclairent en soi quelque chose, et cette chose ou ces choses éclairées, les livres sont à abandonner (pour un temps pour le moins). Ne pas oublier non plus que tout est source d'enseignement, à commencer par la vie même, l'observation de soi dans le monde.]

 

.../...

-     Et maintenant qu’en est-il ? Qu’en est-il une fois qu’a été compris ce qui devait être compris ?
-     Un immense paradoxe, l’éveil est le comble de tous les paradoxes. Ce qui le rend si insaisissable, c’est qu’à la fois tout change, et qu’à la fois rien ne change. En recherchant l’éveil on recherche un certain détachement, une certaine distanciation par rapport aux choses. Lorsque l’éveil désurvient, on se rend compte que toutes ces choses sont en « nous », que rien n’est à l’extérieur. Il ne s’agit pas à proprement parler de détachement, mais plutôt de non-relation.

Aussi tu réalises que tu es totalement à l’écart d’une société qui se sert de peurs afin de créer des besoins. S’il y a peur, il y a peur, mais sans peur d’avoir peur, sans besoin d’avoir besoin. Il n’y a plus non plus besoin d’être heureux d’être heureux, malheureux d’être malheureux. Toutes les perceptions, les émotions qui s’actualisent en « toi » deviennent pareilles à des enfants jouant dans un magnifique jardin, en n’ayant nullement le sentiment d’être regardées. N’étant plus sous l’autorité de qui que ce soit, elles peuvent cette fois s’épanouir dans l’incroyable beauté qu’est la vie. Ainsi, les joies sont de véritables joies, les peines de véritables peines, car personne n’est là pour vouloir à tout prix (sous je ne sais quel prétexte d’acceptation) ramener le malheur dans le camp du bonheur. 

Autre chose, par exemple le rythme des saisons : la nature qui t’a tant émerveillé se met à parler. C’est alors que l’hiver tant redouté est magnifique l’hiver. Et c’est justement ça qui est si beau. Au printemps, ce qui semblait endormi et qui t’a tant émerveillé se réveille avec une force incommensurable, dont est ressenti le dynamisme de chaque instant. Le vert des prairies, l’or de l’automne, ou le simple fait de se promener sous des arbres, modifient constamment les perceptions corporelles. Le corps, n’étant plus bâillonné, a maintenant tout le loisir de percevoir. Les sens sont pareils à des portes ouvertes sur l’infini.
Parfois, cette beauté conduit à une telle plénitude que le corps semble trop petit pour pouvoir la contenir. Dans ces moments-là, est ressentie la joie en même temps qu’est ressentie la douleur. Il y a des instants comme ça où sans doute les opposés se rejoignent. Tu réalises alors que tout est régis par la loi de l’équilibre. Quand un malheur résonne aux confins de l’univers, un bonheur résonne dans des autres confins de ce même univers. Car en raison de ces éternels trous à creuser et à reboucher, la manifestation est basée sur l’affrontement permanent.

Un monde où tous les hommes, les animaux, les virus deviendraient beaux et gentils romprait immanquablement ce merveilleux équilibre. 
Il y a des problèmes, cela ne fait aucun doute, mais il y a aussi des solutions qui gravitent autour d’eux en permanence. Dans l’absolu il n’y a pas une chose qui soit plus importante qu’une autre.
L’éternelle canette de soda qui traîne et que je ramasse chaque matin dans l’escalier du Conservatoire a autant d’importance comme pas plus d’importance que le grand concert qui se prépare le soir à l’auditorium. Même si l’homme est en chute, cette chute a autant d’importance comme pas plus d’importance qu’une feuille se détachant d’un arbre à l’automne. Il n’y a que UN, tout est ok, tout est parfait. Dans cette incommensurable beauté, tout est infiniment simple pour qui laisse ses yeux regarder.
- Plus de témoins, plus d’arbitres ni de libre-arbitre non plus, le spectateur a quitté la salle. Le sachant, il semblerait pourtant que tout a changé, alors que rien n’a changé.
Oui, et le plus fou, c’est de réaliser que ce spectateur qui a vécu tant d’années n’a en réalité jamais existé, au point que même le spectacle ne l’avait jamais remarqué.
            

© Extraits tiré de l'ouvrage L’éveil pour les paresseux, de Franck Terreaux. Editions Charles Antoni L’Originel.

 


Commentaires:

(Pour accéder à la demande de Franck Terreaux de remplacer sa réponse du 8/06/2010 par celle du 30/06/2010, j'ai recopié ci-dessous, dans leur intégralité, les commentaires que nous avions laissés dans la partie ad hoc ; la dernière version de la réponse de Franck constituant cette fois un article auquel un lien renvoie.)


De Danielle Graux le 5/06/2010 :

  • deja  rien  que  le  titre....arnaud  a  toujours  dit  et  pour  moi  c est  réel  le  chemin  de  l éveil  n est  pas  pour  les  paresseux.

    il  est  au  contraire  fait  pour  les  gens  courageux ,  motivés ,patients,et  vraiment il  faut  le  vouloir  de toutes  ses  tripes, et  ne  pas  lacher  prise  ,peut  importe  le  temps  que  cela  prendra.

    encore  une  fois  cela  n engage  que  moi. trés bon  week end  emmanuel.

Réponse d'Emmanuel : 


Je pense que le titre est volontairement provocateur. Pour ma part j'aimerai savoir ce qui est dit dans ce bouquin en plus du passage proposé par Frédéric. Je reste toujours interpellé par ce qui est dit en la matière, Mooji, dit cela aussi du peu que j'ai pu en entendre, nous en avions déjà parlé dans mon précédent blog. Jac O'keeffe parle aussi de cela : grosso modo : "En quoi nos croyances que l'éveil est difficile à atteindre ne nuit pas ?, ne nous en éloigne pas ?" "En quoi nos pratiques pour atteindre l'éveil ne sont-elles ou ne deviennent-elles pas un frein, un voile sur ce qui est là à proximité ?" J'en parlais à une amie récemment : ne ressentez-vous pas ces moment où tout est comblé, tout est satisfait, là il n'y a plus personne pour s'interroger, rechercher encore, purifier, parfaire, parce que nous sommes dans le "tout est bien".

Mais pourquoi quittons nous cela pour poursuivre notre quête ? Qui a besoin de chercher sans cesse en nous et louper ce qui est déjà là ? Qui est toujours insatisfait ? Qui ne veut pas abandonner la quête, s'abandonner à ?

Il y a là quelque chose que je veux saisir. Et je me dis en même que tant qu'il y a cette volonté et ce je rien ne sera accompli totalement. Ce sont des questions nouvelles pour moi qui aparaissent de manière encore confuses : la place du Je dans notre existence, la perception de son inexistence, comment peut-on fonctionner sans je, le mental nous a conduit jusque là nous dit O'Keeffe jusqu'au Je suis, mais il ne peut percevoir au-delà...

Et justement quand vous dites "ne pas lâcher prise" cela m'interpelle. N'est-il pas justement un abandon à une volonté supérieure à la nôtre qui doit être réalisé, accompli ?

Nous aurons sûrement l'occasion d'en rediscuter lors de nos partages autour des prochaines phrases d'O'Keeffe, mises en évidence une à une.

Très bon dimanche à vous également Danielle.


Commentaire de Danielle Graux le 6/06/2010 :

  • merci  emmanuel  pour  tous  vos  mots,

    lorsuqe  je  dit    "ne  pas  lacher  prise "  c  est  en  parlant   de  vigilance  et  de présence  a  soi  meme, que  cela  devienne  notre  prioritée  dans  la  vie,comme  dit  jak  7 sur  7, et  24 sur  24.

    exellent  dimanche  cela  me  rappelle  nos  premier  dialogue  emmanuel c est  bien  agréable.

 

Commentaire de Franck Terreaux le 8/06/2010 remplacé par une nouvelle réponse le 30/06/2010 :


Réponse d'Emmanuel le 9/06/2010 :

 

 

Bonjour Franck,

Je vous remercie pour votre venue, c'est une chance pour moi, et je l'espère aussi pour ceux qui comme moi auront été interpellé d'une manière ou d'une autre par l'extrait de votre ouvrage de lire vos mots.

Je comprends que le titre de votre ouvrage n'est pas provocateur c'est une invitation claire pour qui veut la suivre pour lui-même, comme le dit votre titre de commentaire à la "paresse et à la méditation non attentive". J'entends vos intentions : partage et uniquement cela.

La piste du sommeil profond (comme accès à une compréhension ultime) en ce qu'il est dégagement de toute quête, de tout effort, de pur abandon est également abordé par Jac O'keeffe dans "nés pour être libres". Donc ce que vous dites ne m'est pas étranger d'autant plus que depuis quelques années maintenant, cela est mon histoire, les siestes (la plupart du temps d'environ 1h30) sont pour moi si précieuses, je dis que je m'y recharge. Vos mots à tous deux (relire ceux de Jac O'Keeffe) donnent à ma pratique chérie une autre ouverture, au moment du réveil. Vous confirmez mon intérêt suscité d'abord par elle,et en ce qui me concerne cela est bienvenu.

 

J'ai lu hier en début d'après-midi vos explications concrètes et j'ai bien évidement fait avec application une première tentative. Ce qui cloche, c'est que c'était selon moi trop près du boulot (je travaille le matin et en fin de journée cette semaine), alors la peur d'être en retard fausse forcément les choses pour s'abandonner. Cela ne m'empêchera pas de reconduire cela toute cette fin de semaine, et il y aura le week-end, jours fériés et congés qui approchent.

"Proximité, simplicité, naturel, ouvert, là, accessible à tous" sont mes intuitions depuis quelques temps, même si je m'en éloigne encore, il y a eu tous mes Amis, et des êtres comme Mooji, O'Keeffe, et vous enfin pour m'interpeller et me confirmer en cela, pour oser cela, ne rien faire, rien à parfaire, laissez cela émerger, avec juste cette petite volonté qui elle aussi s'effacera, pour un jour prochain dire comme vous : "j'ai compris", et mes mots pour dire cela.

Je termine habituellement mes mots à mes amis, par un souhait, mais que vous souhaitez à vous qui avez tout, pour qui tout est "ok, parfait et beauté infinie" ?

Merci pour vos éclaircissements, votre partage !

 

Commentaire de Duc le 12/06/2010 :

 

  • Les commentaires sont très intéressants sur ce blog qui va fermer ==> emmanuel !! ^^

    Grrrr

    Je suis assez d'accord avec Franck sur le fait de lâcher l'affaire.

    Ce qui n'est pas toujours facile.

    Mais dans disons que s'accrocher n'est pas la meilleur solution.

    L'éveil est notre état le plus naturel je pense. 

    Donc pour être naturel pas besoin de grand chose.

    A bientôt Emmanuel j'espère.

 

  Commentaire de Duc le 12/06/2010 :


Je voudrais en toute humilité rectifier la fin de ce que dit Franck.

Il ne faut pas confondre "accéder à l'être" et la parole "tout est parfait".

Ce sont deux choses différentes selon moi.

On peut réaliser l'être sans trouver que tout est parfait.

A mon humble avis

 

Commentaire de Franck Terreaux le 13/06/2010 :


Duc, vous avez tout à fait raison. Sachez que lorsque j'emploie l'expression "tout est parfait" cela signifie que le fait que nous ne soyons pas d'accord,incarne lui aussi cette perfection. Vouloir être en accord sur tout est un non sens, une aberration, un contre sens à la vie, car pour que ça marche, la vie a besoin que les choses s'attirent et se repoussent. Cette vie "nous" aime, et aime que "nous" ne soyons pas toujours d'accord avec elle. Merci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Publié dans Jac O'Keeffe

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Y
<br /> Bonsoir a tous,<br /> <br /> <br /> " la vie  "nous aime" : Que la vie nous aime ou pas ne change rien,  n'ajoute rien,  n'enleve rien à "Cela" que nous sommes," Cela "que nous sommes est en dehors d'etre aimé ou pas<br /> aimé, " Cela" est le contenant, et est nullement affecté par les manifestations ,  par son contenu." Cela"  est vie, Etre  vie. L'Etre que nous sommes n'a pas besoin de<br /> condition pour Etre, Etre est sans condition, car nous ne pouvons pas  ne pas Etre.<br /> <br /> <br /> Bien à vous.<br /> <br /> <br /> Bonne soiree.<br />
Répondre
D
<br /> <br /> bonjour  emmanuel,<br /> <br /> <br /> j ai  l impression  que  cela  fait  une  éternité  que   l on  a  plus  de  vos  nouvelles.<br /> <br /> <br /> voila  donc  cette  pensée  transformée  en  mail , c est  magique  non?<br /> <br /> <br /> amicalement  danielle.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
Y
<br /> <br /> Bonjour Emmanuel,<br /> <br /> <br /> J'ai tout relu attentivement. Merci. C'est vrai il n'y a rien à chercher, simplement se lasser couler dans ce que la vie apporte. Faire fi des commentataires sur ce qui doit ou ne pas être<br /> puisque cela est. Et si cela est, cela sera. Tout est parfait.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La vie prend certains détours.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> La vie est bien plus vaste que nous et c'est vraiment<br /> dans l'ordre des choses que d'accepter l'inévitable.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je ne parle pas de l'inévitable dans l'avenir mais de<br /> l'inévitable maintenant.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> L'avenir, nous ne le connaissons pas et parler d'inévitable quand il s'agit de<br /> l'avenir, c'est vraiment pure imagination.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le futur n'est prévisible que dans la mesure où nous ne<br /> sommes pas prêts à accepter le moment présent.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Pour<br /> la plupart d'entre nous, l'avenir est inévitable parce que notre passé a défini notre existence et que nous ne faisons rien par rapport à cela.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si<br /> notre névrose est une névrose d'échec, nous pouvons être certains que nous allons échouer dans l'avenir.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tant que nous<br /> sommes dans le déni, tant que nous résistons, que nous réagissons au lieu d'accepter ce qui est, le futur est extrêmement prévisible : la même chose va se répéter encore et<br /> encore.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Notre existence peut changer mais notre réaction va être la même à chaque fois où que nous soyons.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Vous avez déménagé après avoir vécu à l'étranger mais il est probable que<br /> vous auriez rencontré là-bas les mêmes difficultés que celles que vous rencontrez en France et que vous auriez réagi de la même façon.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Ce qui peut tout changer, c'est la manière d'accepter les choses telles qu'elles sont parce qu'alors l'avenir n'existe<br /> pas.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Même l'instant suivant n'existe pas : quand l'instant<br /> suivant vient, il est toujours maintenant.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Dans cette optique, tout est possible et le vieux scénario prévisible ne se répète pas.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Arrêtez de prétendre que vous êtes plus grand(e) que la<br /> vie et cessez d'être frustré(e) parce que la vie ne suit pas vos ordres.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Parfois on a fait tout ce qu'il fallait faire et néanmoins la vie ne répond pas. Ce n'est pas la<br /> peine de se demander si on s'y est mal pris car là n'est pas la question.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> On peut avoir fait tout le nécessaire mais peut-être n'était ce pas<br /> le moment opportun ou y a-t-il une cause que nous ignorons.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Travaillez donc avec votre existence telle qu'elle est.  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Souvent, c'est l'attente elle-même qui éloigne la réalisation.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Si vous vous contentez d'être un avec ce qui<br /> est, avant même de vous en apercevoir vous aurez déjà obtenu ce que vous vouliez depuis toujours.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'est comme si, dès que vous arrêtez de tendre vers quelque chose, cette chose vers laquelle vous tendiez vous tombe dans le<br /> giron.<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Extraits de Oui et alors ? de Lee Lozowick, ed. La table ronde,<br /> p.43<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bel été avec Présence!<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
E
<br /> <br /> Bonjour Madame Yog,<br /> <br /> <br /> Je suis d'accord avec tes mots, avec le texte que tu nous partages.<br /> <br /> <br /> Je te souhaite également un bel été.<br /> <br /> <br /> <br />