Partage autour de : Jac O'Keeffe : La Spiritualité - "Motivation(s)"

Publié le par Emmanuel

Une citation, une ou plusieurs phrases de Jac O'Keeffe que j'ai retenues dans son chapitre 4 "La spiritualité", mes premières questions, élements de réponses qu'elles suscitent en moi pour lancer la discussion, datées, car il est possible que j'en rajoute d'autres à la suite de vos commentaires ou de nouvelles compréhensions.

Vos questions et éléments de réponse en commentaire, commentaires sur les commentaires, ce que vous voulez...

Merci à Madame Yog pour son idée que je mets en application dès aujourd'hui !



La citation, (extraits et résumé) :

 

 

 

[Selon Jac O'Keeffe,  la première des motivations à suivre le chemin c'est le bénéfice que nous pouvons en retirer pour nous-même. Toutes autres raisons invoquées ] "aussi nobles soient-elles en apparence, traduisent les efforts de [notre] mental pour nous justifier". [Même s'il peut-être] "des retombées positives pour" [les autres du fait de cet engagement].

 


 

4/06/2010 : Ce matin je n'ai le temps que de lancer le partage, j'inscrirai dans un deuxième temps, à la suite, mes questions, éléments de réponse. Que cela ne vous empêche surtout pas de laisser vos premiers commentaires.

 


6/06/2010 : Ce matin j'ai répondu à vos premiers commentaires. Merci pour ce partage mes amies. Chers lecteurs, lectrices, amis, amies, venez mettre votre grain de sel, vos observations, vos questions, bref vos commentaires.



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Publié dans Jac O'Keeffe

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G
<br /> <br /> merci  a  vous  deux  pour  vos  mots.<br /> <br /> <br /> juste  un  petit  dernier,tu  a  raison  yog  , communion ,ouverture  du  coeur , compassion,amour  véritable,c est  un  peu <br /> pareil,cela  vient  du  meme  endroit!!!<br /> <br /> <br /> aujourd  hui  j arrive  a  etre  a  l écoute  de  l  autre  sans  que  sa  propre  souffrance  ne  me <br /> fasse  mal  .<br /> <br /> <br /> beau  dimanche  a  vous,bises.<br /> <br /> <br /> <br />
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Y
<br /> <br /> @ Danielle: Je ne sais pas ce que c'est qu'un état de compassion. Ce que tu décris me fait plutôt penser à une communion, à un élan d'amour.Ici on trouve plusieurs définitions et celle<br /> dont j'entend le plus souvent parler c'est "la volonté de libérer tous les êtres de la souffrance et des causes de la souffrance". C'est le mot "volonté" qui me perturbe. D'ailleurs dans<br /> certaines définitions on ne voit pas très bien la différence entre compassion et empathie. Je n'ai rien contre le fait que les êtres ne souffrent plus mais ça me semble bien prétentieux car il<br /> faut déjà avoir bien balayé devant sa porte. On en revient toujours à "Connais-toi toi-même".<br /> <br /> <br /> Re re re re re re Bisessssssssssssssss <br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Ah ! Oui ! Il y a empathie aussi qui me reste à définir...Oui, je partage ce que tu dis, avant de se donner des missions, occupons nous de nous connaître, parce que là c'est ego qui entre en jeux<br /> et qui peut trouver là une distraction, non tant pour aider l'autre mais pour conforter une belle image de soi, au pire se nourrir de la souffrance de l'autre. J'ai déjà participé à cela et je<br /> reste vigilant à ce sujet. Pour autant en situation, avec prudence, et en disant d'où l'on parle, je ne m'interdis pas de dire ce que je fais pour moi, ou ce que je ressens de ce qu'il me dit.<br /> Laissant à l'autre le choix, la liberté d'en faire ce que bon lui semble. Mais je m'aperçois, c'est ce que je te disais tout à l'heure, que je vais vers plus de silence à ce sujet.<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> <br /> pour  moi  la  compassion  cela  ne  me  fait  pas  du  tout  penser  a  la  religion  chrétienne,<br /> <br /> <br /> cela  m est  arrivé  d etre  en  état  de  compassion, et  c est vraiment  extraordinaire  parce  que  on  comprend <br /> tout  le  monde,peut  importe  le  comportement   de  la  personne.<br /> <br /> <br /> la  compassion  vous  fait  tout  accepter, enfin  c est  l effet  que  j ai  ressenti.<br /> <br /> <br /> evidemment  cet  état  n est  pas  présent  en  permanence  pour  moi  en  tout  cas....<br /> <br /> <br /> maintenant  bien  sur    tout  ce  travail  c est  pour  moi  que  je  le  fait,tant  mieux  si  les <br /> autres  en  bénéficient  aussi. bises  a  tous.<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Bonjour Danielle,<br /> <br /> <br /> Et bien au cours de ces petites recherches dont je parlais dans ma réponse au commentaire de Madame Yog, sur la compassion, je crois me souvenir d'une comparaison entre la compassion bouddhiste<br /> et la charité chrétienne. Bon là est sûrement l'occasion d'un prochain article. Voyons si je trouve quelque chose à ce sujet...je reviens... Bon je trouve plein de choses intéressantes, plus ou<br /> moins ardues à comprendre. Je laisse cela de côté pour ce matin, je n'aurai pas le temps d'en extraire quelque chose d'intéressant. Voyons pour l'heure ce que j'en comprends, ce que vous en<br /> dites, ce que j'ai pu ressentir et comprendre à ce sujet.<br /> <br /> <br /> Je dirai que je suis plus à même d'être conscient de ce que je fais dans ma journée, me voyant, j'aperçois également mieux les autres en ce qu'ils me sont semblables. Dans la position de<br /> l'observateur, je ne me juge pas, et ne juge pas les autres. Etant plus souvent dans cette position là, je réagis moins quand l'autre réagit.<br /> <br /> <br /> Au mieux donc, dans "Je suis" Les actes se posent alors d'eux-même, et quels sont-ils en présence de réactions conditionnées. ils semblent être accueil de l'autre, compréhension en effet comme<br /> vous le dites Danielle, du comportement de l'autre en ses motivations, en sa souffrance  (des souvenirs de ces derniers jours en moi comme exemples, observations). Je n'invite pas l'autre à<br /> accroître son niveau de réaction en réagissant moi-même, je suis en quelque sorte pour l'autre son propre observateur qu'il ne suscite, monopolise pas. Je suis le témoin impassible pour un temps.<br /> Parce que souvent alors la relation tourne court. Soit c'est l'autre qui finit par se lasser ne trouvant plus de quoi s'alimenter dans sa chaîne de réactions, soit c'est moi qui fint par sentir<br /> poindre à l'intérieur une réaction dont je ne veux pas ou ne veux plus. Ben oui je ne suis pas encore dégagé de toute souffrance, il est encore quelqu'un en moi pour l'éprouver. alors là ça<br /> dépend de ma capacité à demeurer impartial, à ne pas finir par être de l'intérieur titillé comme dirait Tollé par mon corps de souffrance.<br /> <br /> <br /> Il est aussi certaines situations où le niveau de réactions de l'autre descendant, n'étant pas alimenté par moi, l'autre s'aperçoit et m'aperçoit, et là une relation plus fluide, apaisée peut<br /> s'instaurer. L'autre se donne des réponses générales ou particulières, ou je peux aussi en suggérer à mon niveau de compréhension.<br /> <br /> <br /> Et là j'en reviens à cette disponibilité, à ce niveau de disponibilité qui est en moi, dégagée par l'observateur qui peut-être utilisée pour donner la main, une écoute, ses propres observations,<br /> ses intuitions, etc.<br /> <br /> <br /> Bonne journée Danielle, merci à vous (et à Madame Yog) pour ce partage.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
Y
<br /> <br /> C'est tout à fait comme cela que je le conçois aussi. Dans le bouddhisme on parle beaucoup de compassion, et bien moi, c'est quelque chose qui ne me convient pas du tout.Je dirais même que c'est<br /> un concept qui me contrarie parce qu'il y a une idée de résultat et que cela me fait trop penser à cette chrétienneté culpabilisante.   Je ne médite pas en pensant au bien que cela fait à<br /> autrui. Je médite et j'agis dans la vie avec ce qui me parait juste dans l'instant, sans penser aux répercussions futures. Mais en même temps je sais par expérience qu'être en accord avec soi<br /> donne forcément des fruits que les autres ensuite peuvent récolter. Et ainsi va la chaîne vertueuse.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bonne journée!<br /> <br /> <br /> <br />
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E
<br /> <br /> Bonjour Madame Yog,<br /> <br /> <br /> Pour ma part j'ai du mal avec certaines définitions, je ne sais pas d'emblée par exemple ce que c'est que "compassion", ou "spiritualité" il faut que je réfléchisse pour commencer à former l'une<br /> ou l'autre. Cela fait longtemps que je me dis qu'il faudrait que je me mette à faire des recherches sérieuses pour arriver à en avoir une définition immédiate et je repousse. Je me souviens avoir<br /> déjà commencé à faire ses recherches mais cela a du mal à rester en moi.<br /> <br /> <br /> Une petite anecdote me vient : il y a 15 ans de cela, je souhaitais faire une formation d'assistant social et lors d'un oral de concours d'entrée à l'une des écoles de Lyon, je me souviens avoir<br /> été poussé par le psychologue qui m'interrogeait sur mes motivations à  dire en "pleurant-criant"  "je veux aider les autres", je l'ai répété je ne sais combien de fois, et en même<br /> temps que cela s'exprimait on pouvait "entendre" en sous-titre : "j'ai besoin d'aide-aidez-moi". Bien sûr je ne fus pas pris à cette école mais dans une autre où ma souffrance avait eu la bonté<br /> de se taire, de se dissimuler lors de l'oral.<br /> <br /> <br /> La formation d'assistant social ne fut pas menée jusqu'au bout. Deux ans après je la quittais, la mort de mes deux amis les plus chers finirent de révéler cette souffrance que je tentais de<br /> dissimuler aux autres et à moi-même. Et là j'ai commencé à me porter secours, à rechercher les moyens à l'extérieur puis à l'intérieur de comprendre et de dépasser cette souffrance.<br /> <br /> <br /> Il est évident depuis ces années là que celui qui avait d'abord besoin d'aide c'était Emmanuel, et que c'est celui-là dont je m'occupe avant-tout depuis ces années là.<br /> <br /> <br /> Pour autant, tu parles de Chétienté culpabilisante", j'ai été élevé dans une famille catholique avec un père toujours "pratiquant", j'ai moi-même, même si je ne croyais pas, ne comprenais pas les<br /> dogmes présentés, longtemps été au cathéchisme puis j'ai participé jusqu'à mes 17 ans à des groupes de reflexion de jeunes chrétiens avec le curé de la paroisse. Alors la notion de "don de soi",<br /> "d'accueillir et de porter secours à l'autre", la "morale chrétienne dans son ensemble", l'éducation parentale- mes parents, ma famille au sens plus large étant fortement imprégnés de cela-a<br /> laissé en moi son empreinte.<br /> <br /> <br /> J'ai interrogé le mal (culpabilisation) que cette éducation, cette imprégnation, d'autre dirait ce conditionnement, a provoqué en moi. Et interrogeant mes besoins, ma souffrance avec plus de<br /> détermination, j'ai réappris à dire non. Comme les enfants qui découvrent le non, avec force, redéfinissant mon espace vital, retrouvant en moi une légitimité à être, un amour pour moi, en moi.<br /> Et cela se poursuit. Après le non réappris et plus justement prononcé, j'apprends à dire oui aussi. Oui à ce qui vient à l'intérieur comme à l'extérieur. Et Emmanuel s'occupant avec plus d'amour<br /> de lui-même, voit mieux les autres, notamment en ce qu'ils lui sont semblables, et découvre, redécouvre ce qu'est aimer l'autre. Comme toi, Yog, dans l'instant, dans la rencontre. Il s'agit moins<br /> pour moi de plaquer une morale de comportement en société apprise pour régler mon comportement que de faire au plus près, en l'instant ce qui me semble juste et qui vient plus naturellement,<br /> spontanément.<br /> <br /> <br /> Je dis plus naturellement, parce qu'il reste de ce conditionnement, de cette imprégnation, de ce souci de l'autre en moi. Je suis sensible à sa souffrance et j'ai conscience des répercussions de<br /> mon comportement sur les autres. Mais cela se voit plus en direct, pour le moins dans la journée et la culpabilité des répercussions de ma souffrance agissante, réagissante est moindre.<br /> <br /> <br /> Il y a toujours en moi quelque chose qui interroge ma disponibilité vis-à-vis de l'autre, proche ou plus inconnu. Quelque chose qui dit oublie-toi un peu, n'as-tu pas assez de richesse intérieure<br /> pour toi seul, ne peux-tu pas en partager un peu, accorder quelques minutes de plus à l'un, à l'autre. Ressentir le besoin d'une écoute, de chaleur de celui qui souffre à mes côtés, devant moi.<br /> <br /> <br /> Mais ce n'est plus (enfin je crois) au nom d'une reconnaissance de l'autre pour moi, pour que l'on puisse dire d'Emmanuel : Oh qu'il est gentil ! Oh qu'il est brave ! Oh qu'il est bon !. C'est un<br /> bon fils que vous avez là Madame la maman d'Emmanuel. Je ne défends plus une image de moi-même, je ne recherche plus l'approbation des autres avec autant de forces qu'avant. Je me reconnais<br /> d'abord en moi-même comme dit Jac O'keeffe dans un chapitre précédent comme étant naturellement aimable et capable. Et quand je gueule, je gueule () même si cela n'est pas "juste", que c'est l'expression d'ego, quand je suis pris par la colère, et bien je suis pris par la<br /> colère, et je tremble de bout en bout. et quand j'ai besoin de m'isoler, je m'isole parce qu'au plus près je suis à l'écoute de mes besoins.<br /> <br /> <br /> Mais cette notion de disponibilité, d'utilité dont parle O'Keeffe je crois un peu plus loin dans le livre me parle. En quoi puis-je servir ? ne m'est pas étranger. J'ai un besoin de partager ce<br /> qui "fonctionne" pour moi à mes proches quant à ma libération de la souffrance dans la mesure où je me dis que cela peut leur donner des pistes pour eux-mêmes, pour se libérer de leur propre<br /> souffrance. Je vois avec plus de justesse, les moments où partager cela et avec qui. Et de fait je deviens plus silencieux à ce sujet. Parce que je comprends aussi que de trop en parler, empêche<br /> la pratique pour soi-même de se concrétiser, lui enlève des moments de se concrétiser...quelque chose comme ça.<br /> <br /> <br /> Et puis pour nous comprendre, je voudrais parler de cela pour terminer, nous employons, des termes comme "le chemin", mot qu'emploie ici Jac O'keeffe, la "voie" mais en fait je me dis pour<br /> moi-même que c'est un peu pompeux parfois, ou bien comme n'exprimant pas d'assez près ma réalité. "Vie consciente" serait ce matin plus juste comme expression pour moi.<br /> <br /> <br /> Alors, après tout ce que je viens de dire : oui je partage ce que dit Jac O'keeffe, c'est d'abord pour moi-même historiquement que j'ai pris cette voie là : interroger le je suis ceci, cela en<br /> psychanalyse, puis au travers de l'introspection puis découvrir, l'observateur, le "je suis" et cela se poursuit dit-elle, pour ma part aujourd'hui j'en suis là je crois. Mais aujourd'hui<br /> nombreux sont ceux qui me disent, dont Jac O'Keeffe, que l'on peut aussi en plus, en bonus, se rendre utile dans le monde, non que cela soit nécessaire au nom d'une idée de perfection,<br /> d'harmonisation, parce que selon elle "tout est bien" et j'interroge cela : "que faire de cette disponibilité qui se dégage, qui commence à se dégager, ou qui parfois se dégage ?"<br /> <br /> <br /> Bonne journée Madame Yog,<br /> <br /> <br /> je t'embrasse<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />